Anatomie oculaire

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I- Introduction :

L’oeil est une sphere d’environ 25 mm de diamètre.

C’est un organe mobile contenu dans une cavité appelée globe oculaire, qui lui empeche tout mouvement de translation (avant-arriere), mais qui lui Permet la rotation grace a des muscles permettant d’orienter le regard dans une infinite de directions. C’est ce qu’on appelle le champ visuel, qui peut Atteindre 200°. La puissance de l’oeil est égalé a 59 Dioptries.

La cornée est une membrane transparente qui nous permet de voir l’iris, le diaphragme coloré. La pupille est un diaphragme qui laisse passer la lumière, elle peut ne mesurer que 1 à 2 mm de diamètre en lumière intense pour atteindre 8 mm dans l’obscurité.

l’oeil est tapissé de 3 feuillets :

  • la sclérotique : c’est le blanc de l’oeil, elle est entourée d’une membrane très fine et transparente, appelée conjonctive,
  • la choroïde : couche pleine de pigments qui constitue une chambre noire ; elle est très vascularisée,
  • la rétine : tissu très important et très fragile, c’est un tissu sensoriel transformant le flux lumineux en influx nerveux.

Derrière l’iris se trouve le cristallin. Il est entouré par les corps cilaires auxquels il est maintenu par la zonule de Zinn. Le cristallin est transparent et peut perdre sa transparence, avec l’âge entre autre.

Entre le cristallin et le fond de l’oeil, on trouve le corps vitré qui est une masse gélatineuse blanche transparente qui maintient la forme de l’oeil.

A l’avant de l’oeil on délimite 2 zones :

  • la chambre antérieure entre la cornée et l’iris. Elle est remplie par l’humeur aqueuse.
  • la chambre postérieure entre l’iris et le cristallin.

Les paupières répartissent les larmes par leur clignement.

Enfin, le nerf optique fonctionne comme une courroie de transmission en direction du cerveau.

L’orbite : Situées à la partie supérieure du massif facial, véritables zones de jonction entre la face et le crâne osseux, séparées l’une de l’autre par les fosses nasales, les deux cavités orbitaires contiennent et protègent les organes de l’appareil de la vision, en particulier les globes oculaires et les muscles oculomoteurs.

En forme de pyramide quadrangulaire dont la base large est ouverte en avant et le sommet étroit situé en arrière, chaque orbite est constituée par un ensemble d’os juxtaposés formant l’orbite osseuse, doublée sur son versant interne d’une membrane fibreuse : le périoste orbitaire. De nombreux orifices creusés dans les parois osseuses mettent en communication l’orbite et les régions voisines et permettent le passage d’artères, de veines, de nerfs destinés au globe oculaire ou aux annexes.

On décrit une orbite faite de :

  • 4 parois ou faces.
  • 4 angles ou bords.
  • une base et un sommet.
  • Paroi supérieure: voûte orbitaire (os frontal et petit aile du sphénoïde).
  • Paroi inférieure: plancher (os malaire « zygomatique », os maxillaire supérieur et os palatin).
  • Paroi interne:(maxillaire supérieur, os ethmoïde et sphénoïde).
  • Paroi externe: (os malaire « zygomatique », et grande aile du sphénoïde).
  • Sommet: fente sphénoïdale.
  • Base: rebord orbitaire.

II- Les paupières :

La région palpébrale est située dans l’étage moyen de la face. Elle entre en relation étroite avec la région frontale en haut (par l’intermédiaire des sourcils), la région nasale médialement, la région jugale en bas et la région temporale latéralement. Les paupières (au nombre de quatre) ont une fonction importante tant physiologique, dans la protection du globe oculaire (étalement du film lacrymal sur la cornée, excrétion des larmes), qu’esthétique où elles participent, avec les sourcils, à l’expressivité du regard.

  • Se sont deux voiles musculo-membraneux mobile qui recouvrent et protègent la partie antérieure de globe oculaire.
  • Par leur mouvements elles étalent à la surface des globes oculaires les larmes sécrétées par les glandes lacrymales.
  • Paupière supérieure et inférieure séparées par la fente palpébrale.

L’appareil lacrymal :

Formé par les glandes lacrymales

  • glande principale située sous l’orbite.
  • glandes accessoires situées dans la paupière, les voies lacrymales
  • débutent au niveau du point lacrymal par deux canaux : supérieur et inférieur.

qui vont donner le canal lacrymal commun qui se termine dans le sac lacrymal puis un canal lacrymo- nasal qui se termine dans les fosses nasales.

Les muscles oculomoteurs :

Dans chaque orbite, six muscles oculomoteurs permettent la mobilisation du bulbe de l’oeil dans les différentes directions du regard : quatre muscles droits – médial, supérieur, latéral et inférieur – et deux muscles obliques – supérieur et inférieur -. Chaque

muscle est entouré d’un fascia musculaire propre qui s’unit en avant à la gaine du bulbe de l’oeil. Des fascias intermusculaires relient les fascias des muscles voisins. L’ensemble constitué par le bulbe de l’oeil, les muscles oculomoteurs et leurs fascias est suspendu aux parois de l’orbite par un système de travées et de ligaments aponévrotiques.

Les quatre muscles droits et leurs fascias limitent en arrière du bulbe de l’oeil un espace conique : le cône fasciomusculaire dont le sommet se situe à l’apex orbitaire.

Les muscles oculomoteurs sont des muscles striés d’un type particulier. Leur vascularisation artérielle est importante, mais variable. Ils sont innervés par trois nerfs crâniens oculomoteurs : les nerfs oculomoteur, trochléaire et abducens.

La conjonctive :

La conjonctive est une membrane muqueuse transparente, dont la partie palpébrale se continue avec la peau des paupières.

Dans le cul-de-sac, elle se réfléchit et recouvre le globe oculaire jusqu’au limbe. On l’appelle alors conjonctive bulbaire

La sclére :

La sclère, tunique la plus externe du globe, très solide et très résistante, formée de fibres de collagène et élastiques, entoure les quatre cinquièmes postérieurs du globe.

À sa surface s’insèrent les muscles oculomoteurs par leurs tendons et circulent les éléments vasculonerveux.

Son diamètre externe est de 23 à 24 mm. Elle est perforée par les artères ciliaires antérieures, les quatre veines vortiqueuses et les deux artères ciliaires postérieures.

Elle protège les milieux intraoculaires contre les traumatismes. Son intérêt chirurgical est important : chirurgie du décollement de rétine ou chirurgie oculomotrice.

La cornée :

C’est le prolongement plus bombé de la sclérotique. La frontière sclérotique-cornée s’appelle le limbe.

La cornée est très innervée donc très sensible. Elle est transparente et doit le rester pour assurer une bonne vision.

Elle est composée de 5 couches différentes :

  • épithélium cornéen : cellules de type pavimenteux se renouvelant rapidement.
  • membrane de Bowman : couche de transition de 12 microns d’épaisseur.
  • stroma : très épais (400 microns), il représente 90% de l’épaisseur totale de la cornée. Son tissu conjonctif très spécifique comprend les éléments habituels du tissu conjonctif. Il contient de l’eau, des substances organiques, du collagène…
  • membrane de Descemet : 6 microns d’épaisseur.
  • endothélium : 6 microns d’épaisseur, membrane interne, fragile, très fine. La qualité et la quantité de ces cellules varient avec l’age.

Sa nutrition est assurée par les larmes essentiellement qui amènent l’oxygène, un peu par l’humeur aqueuse et les vaisseaux sanguins au niveau du limbe.

La choroïde :

La choroïde est une couche richement vascularisée qui assure la

nutrition de l’iris et de la rétine. Elle est située entre la sclérotique et la rétine.

Elle contient de nombreux pigments colorés et forme donc un écran. Elle maintient l’intérieur de l’oeil en chambre noire.

L’iris :

C’est un diaphragme circulaire se réglant automatiquement suivant la quantité de lumière reçue.

Quand le diamètre est petit, il y a moins d’aberrations : les rayons qui sont en trop sont éliminés par le diaphragme et l’image qui se forme sur la rétine est nette.

La nuit, il n’y a pas beaucoup de lumière, la pupille se dilate, l’image qui se forme sur la rétine n’est plus nette : c’est la myopie nocturne.

L’iris est responsable de la couleur de l’oeil. La couleur de l’oeil dépend de l’épaisseur de l’éventail formé par les lamelles pigmentaires et de sa concentration en mélanine. Plus, l’éventail est épais et contient de mélanine, plus l’oeil est foncé.

La nutrition de l’iris est assurée par l’humeur aqueuse dans laquelle elle baigne, et par quelques petites artérioles.

Les muscles qui sont responsables de la variation de diamètre de l’iris sont :

  • le dilatateur : contracte l’iris, c’est-à-dire dilate la pupille,
  • le sphincter : diminue le diamètre de la pupille.

La pupille :

Son diamètre en lumière normale est de 3 à 6 mm. L’augmentation du diamètre de la pupille s’appelle : mydriase, et la diminution de ce diamètre s’appelle : myosis.

Le Cristallin : c’est une lentille transparente biconvexe. Il est vascularisé.

Sa courburte peut varier, d’où variation de sa puissance. C’est l’accommodation.

Le cristallin se bombe, il augmente sa puissance.

Avec l’âge, il y a perte de l’élasticité du cristallin. C’est la presbytie.

Si il s’opacifie, il y a cataracte.

Le cristallin est enveloppé par une capsule. Sur cette capsule sont fixé les fibres de la zonule de Zinn. sa puissance est de 16 dioptries.

Le métabolisme est assuré par l’humeur aqueuse.

L’humeur Aqueuse :

Elle est produite par les procès cilaires. Elle passe de la chambre postérieure vers la chambre antérieure à travers la pupille. Dans la chambre antérieure, elle est

éliminée au niveau du trabéculum (dans l’angle irido-cornéen) ou elle passe dans le canal de Schlemm.

Le trabéculum est une sorte de filtre. Si le trabéculum se bouche (débris d’iris, excès de protéines), on a alors augmentation de la pression d’où glaucome.

L’humeur aqueuse est composée essentiellement d’eau, mais aussi de vitamine C, de glucose, d’acide lactique, de protéines. Elle se renouvelle en 2-3 heures.

Son rôle est surtout nourricier (endothélium cornéen et iris), réparateur, régulateur de la pression intraoculaire, ainsi que du maintien de la forme de l’oeil.

Le Corps vitré :

C’est un tissu conjonctif transparent. Il est entouré par une membrane appelée membrane hyaloidienne.

C’est un matériau de remplissage. Il représente les 4/5 du volume de l’oeil, et est le premier constituant de l’oeil.

Son rôle est de maintenir la rigidité du globe oculaire, et de maintenir la rétine en place bien collée contre le fond du globe oculaire.

Sa structure le fait intervenir dans le maintien de la pression intra-oculaire et lui permet d’absorber les pressions auxquels il est soumis sans altérer la fonction de l’oeil. Il est formé de 95% d’eau.

La rétine :

C’est un tissu sensible et fragile. C’est la membrane la plus interne.

Elle a comme épaisseur 1/10 à 4/10 de mm. Elle est très vascularisée : important réseau de veines et artères.

  • ACR : artère centrale de la rétine : qui est une branche de l’artère ophtalmique émerge au centre de la papille puis se divise en deux branches une ascendante et l’autre descendante chacune se divise selon un mode dichotomique.
  • Les veines suivent le trajet des artères pour former la VCR : veine centrale de la rétine.

La rétine est une plaque hypersensible. Elle est parcourue de très nombreux petits vaisseaux. Elle est

composée de centaines de millions de cellules nerveuses : les cônes et les bâtonnets. Le rôle de ces

cellules est capital. Elles permettent de voir les détails, les lumières, les couleurs, les formes et les mouvements.

La lumière qui pénètre dans l’oeil doit traverser la rétine pour atteindre la couche sensible des cônes et des bâtonnets.

Les cônes et les bâtonnets sont les cellules photoréceptrices. Ce sont ces cellules qui captent

l’influx nerveux et le transmettent au cerveau pour le décoder et former une image.

On a beaucoup plus de bâtonnets (130 millions) que de cônes (6-7 millions). Le diamètre des cônes est beaucoup plus petit que celui des bâtonnets. Plus on s’éloigne de la partie centrale, plus les cônes se font rares et leur diamètre augmente.

La macula et la fovéa :

Dans la zone elliptique centrale se trouve le maximum de cônes. Cette zone permet donc une vision très précise. Cette zone mesure 3 mm dans le grand axe et 2 mm dans le petit axe. Elle s’appelle la macula. La macula ou tâche jaune, apparaît située au centre du pôle postérieur comme une fine excavation.

La fovéa est une région de la rétine située dans la macula, près de l’axe optique de l’oeil. Cette région est de la plus haute importance pour la vision. C’est elle qui donne la vision la plus précise, en éclairage diurne, c’est-à-dire pendant la journée. Quand nous fixons un objet, nous tournons les yeux de façon à aligner l’image sur cette partie de la rétine.

La fovéa est la partie centrale de la macula. Elle mesure 1300 à 1500 microns. Elle contient 400 000 cônes.

Dans une vision encore plus centrale on trouve la fovéola. Elle mesure 300 à 400 microns de diamètre et contient 25 000 cônes.

Les cônes ont besoin de plus de lumière que les bâtonnets pour être excités. Les cônes réagiront plus en éclairage diurne que en éclairage nocturne. Les bâtonnets ont besoin de beaucoup moins de lumière pour réagir, ils assurent la vision nocturne.

Il existe 3 sortes de cônes qui réagissent à des longueurs d’onde différentes : bleu, vert, rouge. Les cônes sont donc responsables de la vision des couleurs.

Les bâtonnets ne participent pas à la vision des couleurs. La nuit seuls les bâtonnets fonctionnent, c’est pour cette raison que la nuit tous les chats sont gris !

Le nerf optique :

Transmet les informations au cerveau

Toutes les fibres optiques issues des cellules visuelles convergent vers un point précis de la rétine : la papille. Ce point ne contient donc pas de cellules visuelles mais seulement les fibres nerveuses.

La papille est donc un point de l’oeil qui ne voit pas. On l’appelle aussi la tache aveugle. En ce point débouche aussi le réseau veineux et artériel de la rétine.

Les fibres optiques se rejoignent toutes là pour former un câble appelé le nerf optique. Il mesure 4 mm de diamètre et 5 cm de long.

Il y a un nerf optique par oeil, donc 2 nerfs optiques en tout. Ces 2 nerfs se croisent dans une zone appelée chiasma optique. A cet endroit s’entrecroise une partie seulement des fibres : les fibres provenant de la rétine nasale.

Cours du Dr Hidouci – Faculté de Constantine

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