Irradiation et grossesse

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I- INTRODUCTION :

La réalisation d’examens radiologiques en cours de grossesse interrogent régulièrement les professionnels de la santé et sont source majeure d’inquiétudes des patientes enceintes

La recherche d’une grossesse en cours doit être systématique chez une femme en âge de procréer et devant bénéficier d’un examen radiologique.

Pour chaque situation clinique, l’examen de radiodiagnostic retenu sera celui affichant le meilleur rapport bénéfice/risque.

Les examens basés sur le sultrasons ou sur la résonnance magnétiques seront toujours privilégiés aux examens aux rayons X chez la femme enceinte.

II- DOSES DELIVREES LORS DES EXAMENS RADIOLOGIQUES :

Les doses liées à l’exposition médicales en médecine d’urgence concernent les examens de radiodiagnostic par imagerie aux rayons X,radiologie conventionnelle et tomodensitométrie, ou par médecine nucléaire.

Les doses délivrées à l’utérus lors des examens d’imagerie sont exprimées en milli GRAY (mGy) et en milli Becquerel (MBq), les doses reçues par le foetus sont exprimées en millisievert mSv.

Les estimations des doses d’irradiation exposant le foetus sont inférieures à 50 mGy pour la plupart des examens radiologiques.

III- LES RISQUES LIÉS AUX EXAMENS RADIOLOGIQUES AU COURS DE LA GROSSESSE :

Les effets des rayons X sur la grossesse sont de type abortifs, malformatifs ou cancérogène.

A- LE RISQUE MALFORMATIF :

  • Avant rimplantation<J8 : c’est la loi du «tout ou rien», c-à-d, c’est l’arret de la grossesse ou un déroulement strictement normal de celle-ci.
  • Pendant la phase de l’organogénèse qui s’étend du 9ème jour à la 9ème semaine post conception, la radiosensibilité est particulièrement forte et le risque malformatif est alors majeur.ceci est observé pour un seuil d’irradiation >200mGy.
  • Au stade de maturation foetale qui s’étale de la 9ème semaine au 9ème mois de grossesse le risque malformatif est mineur.

B- LE RISQUE CANCEROGÈNE :

Le risque cancérogène est liée à l’intensité de la dose d’exposition d’ou nécessité de rapeller à l’urgentiste ou au radiologiste d’une part la justification de tout examenradiologique exposant à une irradiation in utéro et d’autre part à recourir, à performance diagnostique égale, à l’examen d’imagerie le moins irradiant.

IV- LE RADIODIAGNOSTIC PAR RAYONNEMENT X :

  • La recherche de grossesse doit se faire conjointement par l’urgentiste demandeur de l’examen et le radiologue également surtout si l’utèrus dans le cas de l’examen demandé se situe dans le faisseaux primaire ou risque d’etre exposé à un rayonnement.
  • En cas de grossesse probable ou avérée, deux conditions sont necessaires : l’examen radiologique demandé doit être le seul à pouvoir établir le diagnostic nécessaire à la prise en charge appropriée et le retard diagnostique serait préjudiciable à la mère et le foetus.après information de la patiente des risques et l’examen est réalisé avec la technique la moins irradiante la dose éstimée d’irradiation est mentionnée sur le compte rendu de l’examen.
  • En cas de grossesse méconnue : Si l’examen demandé ne concerne pas l’utèrus le risque est inexistant pour le foetus.
  • En cas d’exploration par radiologie convetionnelle ayant concerné l’abdomen le risque est faible cependant les parent sont obligatoirement informés des risques malgré qu’ils sont mineurs.
  • La réalisationd’une TDM pelvienne avec réalisation de plusieurs séries de coupes scannographiques, à ce moment là,le risque est modéremment plus élevé (risque malformatif ou de retard mental de l’enfant à naître), et ceci par augmentation des doses délivrée à l’utérus.

V- CONCLUSION :

Il est impératif de respecter les principales précautions en cas de réalisation d’explorations radiologiques en cas de grossesse et de mesurer le rapport bénéfice/risque.

Recourir à l’échographie ou l’IRM dès que c’est possible.

Cours du Dr A. ABES – Faculté de Constantine

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